Nouvelles pompes
01/04/2009 · Laisser un commentaire
Lasse tes godasses déménage, s’approprie un véritable nom de domaine et s’offre au passage une boite à chaussures à sa dimension.
Pas de quoi pavoiser des masses, les changements sont mineurs mais correspondent plus à mes attentes et aux évolutions que j’envisage à terme, un jour, peut-être.
Quoiqu’il en soit, cette version ne sera désormais plus mise à jour.
Pour retrouver les méandres de lacets bringueballants, je vous invite humblement à vous rendre sur www.lassetesgodasses.com ou de vous abonner à ce flux rss.
Sans rancune.
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Lasseloc tes lodassegem
31/03/2009 · Laisser un commentaire
Des argots, y’en a plus d’un, mais l’en est un qu’j'affectionne bien.
Les bouchers ont une langue à eux, rien qu’à eux : le Louchébem. Un de ces dialectes corporatistes en voie de perdition comme il en est plein d’autres.
Il semblerait qu’à l’origine ce fût une sorte de langage codé de la pègre assassine des sombres ruelles parisiennes du temps de la splendeur d’un monarque rayonnant, lui. Et puis, chemin faisant, les artisans découpeur de viande se seraient appropriés la palabre – bel héritage. Qui mieux qu’eux pouvaient honorer un tel lègue, qui mieux qu’eux pouvaient assurer maniement du couteau digne d’un assassin…
Et voici nos bouchers resserant les liens de la guilde, plongeant dans une forme de communautarisme professionnel. Pas facile de saisir leurs verbatims. Pas de grammaire, pas de conjugaison – à quoi bon s’en encombrer. Le Louchébem est au final un rubik’s cube linguistique diablement bien foutu :
Prenez un mot, retirez-lui sa première consonne que vous placez astucieusement à la fin, rajoutez toujours un “l” à son début et l’un de ces suffixes bizarres à son extrémité : -aisse, -ème, -ji, -oc, -ic, -muche. De la chirurgie lexical de précision à n’en pas douter.
Si la logique est intégrée, vous vous serez peut-être aperçu que louchébem signifie … boucher. On se suit ? Très bien vous pouvez donc maintenant comprendre l’étymologie d’un terme certes rarement utilisé mais dont nous comprenons tous le sens : loufoc.
Et ouais.
Bouchers, des contortionnistes de haut rang sur la scène des belles lettres hexagonales…
Qui l’eut cru ?

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Tagué : argot, boucher, boucherie, dialecte, louchebem
Bouffi-bouffon
24/03/2009 · Un commentaire
Quand Choco veut venir dans la maison de son ami Mickey, il y a un rituel bien en place. Droit sur sa souche d’arbre qui jouxte la porte du portail, il doit relever sa chemise hawaïenne et secouer son abdomen bedonnant en grimaçant. Il a beau manifester son mécontentement, enchaîner les Oh Merde, il n’y déroge pas, le Bouffi-Bouffon composte son billet d’entrée.
Une scène qui peut paraître banal pour introduire un personnage burlesque de pre-teen movie 80’s. Mais ce Goonie là, il a du génie. Gourmand à n’en plus finir, d’une maladresse sans nom, poisseux, il introduit chez ses jeunes spectateurs une première idée d’humour subtil et décalé qui nous permet aujourd’hui encore de nous extasier devant cette production Spielberg.
A deux doigts de se faire mixer le poigner, le voila en train de réciter un monologue mea culpa : “en 8ème j’ai fauché la perruque de mon oncle Matt et je l’ai collé sur ma figure pour jouer Moïse à mon cours d’hébreu, en 7ème j’ai fait tomber ma sœur Heïdi dans les escaliers et j’ai fait punir le chien…”. Et, sentant la sentence approchée, de conclure par un magnifique “Non, je suis trop jeune! Non je veux jouer du violon”.
Mais comme on est tout de même dans une super-production US, ce petit Choco est surtout d’un tempérament profondément ouvert et touchant. Il fait fi de la monstruosité du difforme Cinoque pour affronter les gros méchants et voler au secours de ses amis en détresse sur le navire de Willy le Borgne.
Les Goonies , vous l’aurez compris, un film qui a bercé mon enfance.
Choco, un héros comme on en fait plus.
Il nous reste plus que les Baby Ruth

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Tagué : baby ruth, bouffi-bouffon, choco, cinoque, les goonies, truffle shuffle
L’Elmer pachyderme
16/03/2009 · Laisser un commentaire
J’ai beaucoup regardé cette Silly Symphony quand j’étais déjà suffisamment vieux pour insérer une VHS dans le magnéto mais toujours en âge de sucer mon pouce – ce que je ne fis pourtant jamais.
Loin des aventures d’un Mortimer Mouse assurant sa mue en Mickey, ce petit dessin animé édifiant, largement inspiré de contes populaires plus anciens, nous replace face à nos démons enfantins et leurs cortèges de cruauté. A l’abri du platane dans la cours de récré, qui ne fût jamais – tour à tour – bourreau d’éléphanteau ou éléphanteau lui-même ? Plus d’une fois vous en conviendrez.
La vie n’offre pas les mêmes chances de conclusion heureuse que celle que nous sert – en 1936 déjà – Walt Disney. Mais il n’empêche, la force de la morale est là, Elmer est encensé. Jubilation. Touchante histoire que voilà.
Avouez tout de même que les intrigues du petit rongeur n’ont pas la même saveur. Pourtant, le Mickey smile malin et son air intrépide ont réussit à lui assurer la gloire. C’est bien connu, la souris est un fossoyeur de pachyderme.
Au final que nous reste-il ? Une fable pour candide chérubin, une tentative de lutte contre un adage qui se veut vérité. Trop bon, trop con.
Et oui, Bienheureux l’éléphant, mais la souris a gagné.
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Tagué : Disney, Elephant, Elmer, Silly Symphony



